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Côte d’Ivoire : Le président Guillaume Soro doit être interpellé par la nouvelle sortie hasardeuse de son conseiller. 1ère partie

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Côte d’Ivoire : Le président Guillaume Soro doit être interpellé par la nouvelle sortie hasardeuse de son conseiller. 1ère partie

La rencontre entre le Président de la République et le chef du Parlement ivoirien devrait-elle donner lieu à de nouvelles agressions verbales du collaborateur de ce dernier contre les membres du gouvernement ? Devrait-elle ouvrir la porte à ses assertions gratuites et à ses interprétations qui sont souvent de la désinformation et de la propagande?


Indifférent aux vertus du silence réflexif, insoucieux de la vérité du discours, campé dans le mépris du réel et bavard,  le collaborateur de l’Assemblée National est-il vrai un philosophe et un sage conseiller ?Est-il dans le rôle d’Aristote auprès de l’empereur Alexandre Le grand ou dans celui d’une parodie de Grigori Raspoutine auprès de Nicolas II ?

Etait-ce, de la part de ce collaborateur,  politiquement pertinent de se livrer à des commentaires partiaux et indus sur la rencontre du Président de la République et du chef du parlement ivoirien ? N’est-il pas remarquable et politiquement significatif que les services de communication de la Présidence se soient interdits de gloser  sur cette rencontre afin d’apaiser les tensions de ces derniers jours?  N’eut-il pas été plus sage et plus raisonnable, de la part du collaborateur du chef du parlement ivoirien, de s’interdire de continuer à s’inventer des comploteurs et des ennemis dans l’entourage du Président de la République?

 Le chef du Parlement Ivoirien aurait-il apprécié qu’un collaborateur de la Présidence de la République se livrât à des interprétations arbitraires  et à commentaires peu amènes sur les membres de son entourage après cette rencontre? Auteur de la phrase suivante, le collaborateur du chef du Parlement ivoirien n’est-il  pas moralement et politiquement irresponsable ? « En sommant pratiquement le Président Alassane Ouattara de croire qu’un coup à la Brutus se préparait contre lui, les complotistes –improvisés en sécurocrates opportunistes-  ont cru pouvoir ainsi isoler le Chef de l’Etat de ceux-là mêmes en qui, depuis de longues décennies, il avait victorieusement placé sa confiance ». Tel est le propos sidérant de ce collaborateur qui interprète, à sa manière habituelle, l’entrevue accordée par le Président de la République au chef du parlement ivoirien.

L’homme est donc resté sur le registre habituel de son discours : l’injure, les attaques verbales ad hominem, les contradictions et les confusions, la déformation propagandiste du réel et la célébration apologétique de son chef fétichisé.

Prenons à la louche quelques unes de ses contradictions, expressions symptomatiques de ses incohérences, de sa  confusion et de son insincérité. Bien peu philosophiques, ces défauts  caractéristiques ont plutôt partie liée avec la doxa, l’anti-philosophie. Hier avant sa rencontre avec le Président de la République le chef du parlement était proclamé, par ce collaborateur, équivalent légitime d’un juge constitutionnel. Cette consécration arbitraire violait le principe de la séparation des pouvoirs. Aujourd’hui  après cette rencontre, le chef du parlement  est campé en homme politique scrupuleusement attaché au principe de la séparation des pouvoirs. Hier, ce collaborateur dénonçait l’ingratitude du Président, récusait  la désignation du Président Soro Guillaume comme un « jeune homme ».  S’adossant pour l’occasion à sa nationalité française, ce collaborateur interpellait avec arrogance le Président de la République par ces propos : «  Jusqu’à quel âge reste-t-on un « jeune homme » ? Je poserai la question au Président de la République Emmanuel Macron : 39 ans ». «  On attend ici le premier Président Africain qui osera présenter Emmanuel Macron comme « un Jeune Homme » dans les médias ». Aujourd’hui, immédiatement après la rencontre entre les deux hommes, ce collaborateur  louange un « Président Ouattara, usant avec autorité de son droit d’aînesse à l’africaine » Il souligne que le Président Ouattara  « rappelle qu’il a tout loisir de s’entendre avec Guillaume Soro, puisqu’il le connaît et qu’une relation de confiance les a toujours liés ».

Il ya bien là, en ce collaborateur du chef du Parlement ivoirien, les signes manifestes d’une duplicité de type schizophrénique. Il importe de le souligner pour attirer notre attention et celle de notre classe politique sur le danger  constitué par l’activisme irresponsable de cet individu au sein de la vie politique ivoirienne. Manifestement écouté par son chef qui semble ainsi se satisfaire de ses excès verbaux et de sa violence débridée, il est en permanence une source de déstabilisation politique et sociale en  Côte d’Ivoire.

Sa recherche éperdue d’une alliance politique de son groupe avec les identitaires ivoiriens dont il dénonce par ailleurs l’idéologie mortifère dans ce nouveau texte apologétique témoigne, s’il en était besoin, de la dangerosité et de la confusion du personnage.

 Une question surgit alors logiquement de cette série de contradictions manifestement tolérées dans l’entourage du chef du Parlement ivoirien ? Ce collaborateur n’est-il pas politiquement utile pour le Groupe-Soro ? N’est-il pas l’incarnation d’un cynisme,  d’une duplicité et d’une impudeur fonctionnels  qui servent la cause  politique d’une faction? Dépourvu de freins moraux en sa personne, ce collaborateur n’est-il pas utilisé  comme un fléau, et un agitateur  dans la course au pouvoir déjantée de cette faction?

N’est-il pas significatif  que la rencontre entre le Président de la République soit arbitrairement interprétée par ce collaborateur comme un désaveu des membres du gouvernement au profit de son chef ? Est-ce indifférent que ce collaborateur continue d’adresser des injures, qui sont autant de balles de fusils, tirés contre le Ministre de la Défense et contre le Premier Ministre, en lesquels il voit des adversaires mortels de son chef fétichisé ? Que cette rencontre  soit interprétée comme un adoubement sans équivoque  de son chef au détriment de ces derniers n’est-il pas plein de sens ? (A suivre)

Dr Alexis Dieth

Professeur de Philosophie

Cedea.net

 

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