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Pourquoi Sidy Diallo doit démissionner bien avant Willmot

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Pourquoi Sidy Diallo doit démissionner bien avant Willmot

Notre équipe nationale ne sera pas à la prochaine coupe du monde. Trois fois de suite que notre pays avait été présent à la messe du football mondial. C’est donc devant notre petit écran que nous suivrons la prochaine coupe du monde. Nous ne sommes pas mauvais perdants ni gourmands pour être à chaque fois dans ses qualificatifs très élevés. Cependant, nous pensons que cette façon d’être éliminé est la résultante de la politique hasardeuse de la fédération ivoirienne de football conduite par Sidy Diallo depuis quelques années.


Pour rester dans le contexte de ce match uniquement, il faut noter que la Côte d’Ivoire a perdu ce match bien avant l’entame. Face à la politique d’intimidations et du « mind game » déployée par la fédération Marocaine, l’équipe de Sidy Diallo a répondu avec la fébrilité, le doute et la crainte. Sans répondant et sans autorité dans un débat qu’il fallait mener pour ne pas donner l’impression aux Marocains qu’ils sont seuls sur le ticket de la qualification. C’est donc auréolés de leur victoire psychologique que les Marocains débarquent Abidjan pour affronter un adversaire qu’ils savent ne veut pas aller à la confrontation. Face à la provocation Sidy Diallo a choisi de se cloitrer dans un silence qui faisait l’affaire des Marocains. Et pourtant, tous les connaisseurs du football savent que les joueurs Magrébins sont facilement irritables qui les conduisent à la nervosité durant les débris. L’équipe du Maroc n’avait aucune pression. La FIF n’ayant pas eu l’intelligence pour créer autour de ce match une bataille psychologique qui aurait pu déstabiliser les lions de l’Atlas. On n’a pu constater sur le terrain qu’il n’y avait qu’une seule équipe sûre de son fait. La notre, à l’image de la fédération ivoirienne, tremblante, peu sûre d’elle a payé cash. 2-0 pour les Marocains comme s’ils étaient à Rabat. L’équipe nationale de la Côte d’Ivoire paie fort le prix de l’hésitation et de la couardise de Sidy et son équipe mais surtout de sa méthode. Il est clair que Sidy et son équipe avaient déjà perdu bien avant les joueurs dans la bataille de l’environnement. Il y a même une vidéo sur le net qui montre Sidy Diallo hors de ses gongs, à la limite de la bagarre, surement excédé par un officiel Marocain. Pourquoi ne pas pousser le bouchon loin face à une fédération de poltrons ce sont surement dit les marocains ? si la bataille de l’environnement avait été menée correctement, jamais cette scène ne se vivrait. Les Marocains prieraient sous d’autres cieux pour la défaite. C’est ainsi que les lions de l’Atlas tout au long de la partie, étaient en face de leur public presque. Notre public et sa fougue avaient déjà été anesthésiée par le silence de la fédération qui n’a pu eu la méthode nécessaire pour galvaniser ce 12eme plus crispé que les joueurs. Souvent et même très souvent, un match se gagne bien avant l’empoignade. Cette équipe a manqué de combativité à l’image de notre fédération.

Pour ce qui est du général, il est difficile, hormis le sacre de 2015, de se souvenir d’un match héroïque de cette équipe nationale sous la gouverne de Sidy Diallo. Les mandats de Sidy Diallo ont été emailés de faits, actes et choix bizarres qui ne concourent pas en sa faveur aujourd’hui. Depuis le 10 Septembre 2011 à aujourd’hui, c’est-à-dire 6 ans, le président Sidy Diallo a travaillé avec 5 entraineurs et a embauché 4. Zahoui François (finaliste malheureux de 2012) qu’il a trouvé en place. Ensuite, est venu le recrutement jusqu’ici inexplicable et inexpliqué de Sabri Lamouchi (2012-2014), que les ivoiriens ironiquement appelaient « cabri Lamouchi » tellement, la Côte d’ivoire avec lui avait perdu de sa verve, de son aura et de son football. De 2014 à 2015, Herve renard a rejoint les bords de la lagune Ebrie et a mis fin à des décennies de disette. La seule parenthèse heureuse avec Sidy Diallo. Déjà Herve renard se plaignait du simple fait qu’il n’avait pas été logé alors qu’il avait un travail de prospection à mener afin de détecter de talents naissants et bâtir une nouvelle équipe. Michel Dussuyer (2015 – 2017). Passage catastrophique avec l’élimination au premier tour à la CAN 2017. Depuis Mars 2017, Marc Willmot est à la tête de la sélection. Faut-il accabler Willmot pour cet énième échec ? NON. Il est juste l’expression de la mauvaise politique de recrutement de Sidy Diallo et son équipe.

En réalité, Sidy Diallo a toujours utilisé les entraineurs comme sacrifice à ses multiples débâcles. Alors que toute la Côte d’ivoire avait décelé les insuffisances techniques et humaines de Sabri Lamouchi, Sidy Diallo s’y accrocha jusqu’à ce que le franco-tunisien aille l’humilier avec une démission unilatérale pendant le mondial 2014. Pareille pour Dussuyer, qui a donné l’impression dans plusieurs entretiens d’avoir été sacrifié suite à la débâcle de 2017. La raison de cette débâcle à la CAN récente est lourdement imputée à Sidy et à son équipe pour n’avoir pas pu garder l’homogénéité du groupe des joueurs devenus ennemis à la veille de la compétition. Il faut le dire, Sidy Diallo a toujours déplacé le problème épineux de l’encadrement technique de notre sélection. Il n’a jamais pu régler cette question de façon sereine et définitive. En 6 ans avoir 5 entraineurs pour une sélection dénote de l’instabilité qui mine cette sélection et la structure qui la gère. Plus grave, le championnat national, jadis pourvoyeur de joueurs la sélection est mort, sans véritable engouement. Pour ce match de ce jour, un joueur de la trempe de Guel, Maguy ou Badra Sidy, produits locaux aurait fait toute la différence. Sidy et son équipe, ont sacrifié le travail de la formation, de base et de développement des jeunes footballeurs et des talents au profit de recrutement de têtes très souvent inconnus et qui ne donnent rien à notre formation. Regardant avec objectivité, le football Ivoirien se meurt depuis l’arrivée à la tête de la fédération de cet amoureux du football qui n’a jamais su transmettre sa passion au football ivoirien. Tout au contraire, ses actes et ses décisions ont conduit notre football à l’abime. Pour l’intérêt général de notre sport roi, le président de la FIF ne doit pas se cacher derrière un renvoi ou une démission de Marc Willmot. Sidy Diallo doit avoir le courage d’ouvrir une ère nouvelle pour notre football à travers sa démission.

La rédaction

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