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La question du budget du parlement dans la tête d’un député Ivoirien

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La question du budget du parlement dans la tête d’un député Ivoirien

Entrer dans la tête d’un député Ivoirien en ces temps de vaches maigres n’est pas chose facile. Depuis l’éclatement de l’affaire des 200 « conseillers » du PAN, certains députés n’arrivent pas à fermer les yeux. Eux, qui selon des propos recueillis reçoivent des miettes comparées aux émoluments perçus par des personnes se réjouissant et jouissant du titre désormais fallacieux de « conseiller » à l’assemblée nationale. Dans la tête du représentant du peuple suive une série de calculs qu’il est bon de connaitre. Une série de questions que nous sommes en même de partager avec vous. 


Ainsi, il est facile de comprendre le « goumin » du député lorsqu’on sait que le nombre total de députés s’élève à 255 membres y compris le bureau du parlement avec un calcul aussi simple que ce qui suit :

–           Les quatre présidents de groupe parlementaire reçoivent : 2.500.000 chacun par mois. Ce qui donne : 2.500.000*4*12 = 120.000.000 Francs CFA perçus

–           Les onze vice-présidents du parlement reçoivent chacun 3.000.000 par mois. Ce qui nous permet de calculer le suivant : 3.000.000*11*12 = 396.000.000 Francs perçus

–           Les 240 députés restants reçoivent chacun 2.150.000 par mois donnant le résultat suivant : 2.150.000*240*12 = 6.192.000.000 partagés. A cela, il faudra ajouter :

–           Les primes de session parlementaires déterminées de façon suivante : 1.500.00*4*255 = 1.530.000.000 de nos francs ; il est aussi important d’y ajouter les subventions par député

–           Subventions par nombre de député : 255*5000000 = 2.550.000.000 de nos francs pour seulement la première année de prise en fonction. C’est dire que 2.550.000.000 francs seront partages une année sur 5.

Il est donc aisé de déterminer à combien le paiement reçu par les députés s’élèvent annuellement de façon simple : 120.000.000 + 396.000.000 + 6.192.000.000 + 1.530.000.000 + 2.550.000.000 = 10.788.000.000 francs cfa pour la première année et 8.238.000.000 francs sur les 4 ans restant de leur mandat.

Quand le député fait la soustraction suivante : 23.000.000.000 (budget alloué annuellement) – 10.788.000.000 (salaires annuels des députés) = 12.212.000.000 pour la première année et de 14.762.000.000 pour les autres quatre années qui reste sur 5 ans. La question qui surgit dans la tête du député est de savoir où vont le reste des fonds emmenant du budget ? c’est en ce moment que notre parlementaire se rend compte qu’il n’a effectué aucun voyage au titre du parlement. Pis ce sont les chargés d’études de l’assemblée nationale qui occupent les devants des missions parlementaires en lieu et place des élus du peuple. Vous avez dit chargé d’études ? c’est le titre fanfaron que certains collaborateurs du PAN portent. Quel rôle jouent-t-ils ? après investigations, la plupart sont membres de son « cabinet personnel ». En réalité, ceux-ci ne devraient en aucun cas établir les locaux de l’hémicycle comme lieu de travail. Et pourtant.

C’est encore à ce stade que le député se rend compte que certains philosophes se bousculent à la caisse avec eux pour des émoluments dont nul n’a de justifications rationnelles et précises. Depuis l’avènement du PAN en 2012, rares sont les activités organisées et financées pour les députés. Tout tourne autour des voyages et des réceptions organisées par et pour le PAN. On nous dira que le parlement a un personnel. Selon la dernière information, ce personnel s’élèverait à environ 287 membres. Cependant, nous ne pensons pas que ces 287 employés plus l’entretien des infrastructures et des moyens roulants pourront même aller au-delà de deux (2) milliards annuellement de nos francs. Au bas mot, il va devoir rester une dizaine de milliards dont la destination jusque-là reste inconnue par les membres de notre assemblée nationale. Le député toujours dans sa tête se rend compte que pour une première dans l’histoire du fonctionnement de notre hémicycle, un DAF est nommé alors que les questeurs (des députés) sont censés faire le même travail. Un bureau bis est en quelque sorte en charge du bon fonctionnement de notre parlement. C’est après avoir fait tous ces petits calculs sur du papier à l’aide d’un croyant que le député exige une meilleure lisibilité des affaires financières au sein du parlement. Il se rend compte que même une augmentation salariale ne ferait pas de mal à notre parlement. Le député ivoirien se rend compte que pour bientôt une décennie, il a perçu moins que prévu. Aucune prime depuis l’avènement de GSK. Tout ce pactole va aux mains des 200 « conseillers » du PAN. Dans la tête du député, mieux vaut tard que jamais.il décide donc de prendre les choses en main pour son bien-être. Espérons que le député puisse maintenir la pression afin de bénéficier de ses droits. Les menaces et les colères ne sont pas nécessaires dans ce décor qui exige clarté et lucidité.

La rédaction

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