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Prétendus Abus Des Droits De L’homme Commis Par Les Dozos – Un Rapport Truffé De Contrevérités, Indiquant L’ignorance Des ‘’Experts’’

AUTEUR Khalil Ben Sory   SOURCE Lementor.net
Prétendus Abus Des Droits De L’homme Commis Par Les Dozos – Un Rapport Truffé De Contrevérités, Indiquant L’ignorance Des ‘’Experts’’

Le rapport des Experts-enquêteurs de l’ONU, en date du mois de juin 2013, met gravement en cause, les Dozos, chasseurs traditionnels et la Côte d’Ivoire leur pays. La présentation des Dozos, faite par ces experts de la haute institution onusienne de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et du Bureau  du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (OHCHR), est historiquement, sociologiquement et politiquement incorrecte. Ce qui décrédibilise complètement le rapport. Ces experts, s’ils sont de bonne foi, ignorent l’histoire du peuplement de la Côte d’Ivoire. Sociologiquement, ils ignorent à quels groupes ethniques appartiennent les Dozos. Politiquement incorrect et dangereux, parce que les Dozos ne seraient pas ivoiriens et viendraient du Mali.


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« Les Dozos sont présents dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, notamment au Burkina-Faso, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire. Leur présence remonterait au 13eme siècle, principalement au Mali sous le règne de l’empereur Soundiata Keita. A cette époque,  cette confrérie de chasseurs traditionnels était une catégorie socioprofessionnelle ne relevant pas d’un groupe ethnique spécifique ». Le Mali désigné par « au Mali », désignerait dans la compréhension populaire, la République du Mali qui n’existait pas à cette époque. La même confusion se retrouve dans cette autre phrase : « Les premiers Dozos arrivés en Côte d’Ivoire, principalement en provenance du Mali, se seraient installés dans le village Gbeya, dans la localité de Vandougou, en région d’Odienné, bien avant l’indépendance du pays ». Au 13ème siècle, la Côte d’Ivoire, ni le Mali n’existaient. Il existait l’Empire du Mali qui s’étendait du Fleuve Sénégal au fleuve Niger et une vaste savane au dessus de la zone forestière. Le doute est ainsi crée dans l’esprit du lecteur, que les Dozos ne seraient pas ivoiriens et qu’ils seraient venus du Mali voisin. Et la suite consolide encore plus le doute : « Ceci laisse croire que la partie septentrionale, notamment l’aire géographique comprenant les groupes ethniques Malinké, Gur (ex groupe Voltaïques) et Mandé, est le berceau des Dozos en Côte d’Ivoire. Ils se sont ensuite organisés en confréries secrètes dotées d’un code moral et de rites initiatiques  pour enseigner l’art de la chasse et des connaissances mystiques aux nouveaux adhérents de nationalité ivoirienne vivant dans les villages et campements dans lesquels les Dozos s’étaient installés ». Qui sont les nouveaux adhérents de nationalité ivoirienne, du 13ème siècle à 1960, date de l’indépendance de la Côte d’Ivoire ? A partir de cette présentation, est-il aisé d’accorder du crédit à des étrangers (Dozos) qui viennent troubler la quiétude des paisibles ivoiriens ? Ainsi, le rapport est engagé sur une piste très glissante et mensongère. Dans le Grand-Nord pris d’Est à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, les Dozos, ivoiriens comme tout autre ivoiriens, sont issus des groupes Malinké, Bambara et Sénoufo dont la caste des forgerons, chasseurs et cordonniers donne naissance aux Dozos. A côté de ceux-là, d’autres castes viennent s’initier au Dozoya. Et comme tout le monde ne peut devenir chasseur, forgeron et cordonnier, les enfants embrassent d’autres activités professionnelles bien que nés Dozos. Voilà encore une autre assertion fausse, pondue par les experts : « Alors que les Dozos appartiennent originellement à l’aire géographique septentrionale, ils se sont installés progressivement au courant de la décennie 1980-1990 sur l’ensemble du territoire à la faveur de vagues migratoires justifiées par les besoins sécuritaires de la population et la reconversion des Dozos en agriculteurs fuyant la région sahélienne du nord à la recherche de terres arables vers le sud ». Faux et archifaux. C’est depuis avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire que des habitants « appartenant originellement à l’aire géographique septentrionale » se sont installés dans toutes les régions de ce qui allait devenir la Côte d’Ivoire le 7 août 1960. Ainsi leurs enfants, les Dozos se retrouvent parmi les chauffeurs, les enseignants du primaire au supérieur, les médecins et les agriculteurs. En se retrouvant en ‘’basse côte’’ pour employer l’expression chère aux hommes du Nord, ce sont toutes ces catégories socioprofessionnelles qui se retrouvent au centre, au sud, à l’est et à l’ouest de la Côte d’Ivoire pour leurs activités professionnelles. Ils ne s’y sont pas déportés à la faveur d’une quelconque crise. Ils y étaient et la crise les a amener à se constituer en groupes distinctifs. Bien sûr, nous ne prétendons pas ici que parmi les Dozos, ils n’y en a pas qui soient originaires de pays voisins. Il fallait simplement savoir qui est Dozo.

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Une autre affirmation politiquement maladroite et dangereuse : « Des Dozos sont parrainés par certaines hautes personnalités de l’Etat. Ainsi, à  la différence des vrais Dozos qui sont supposés respecter scrupuleusement l’éthique et le code de conduite de la confrérie, les faux Dozos seraient des opportunistes et des délinquants qui usurpent l’uniforme et le port des fusils pour mener des activités criminelles et délictuelles en se faisant passer pour des éléments supplétifs des forces de l’ordre, notamment en milieu rural, où le  déficit de l’Etat en matière de sécurité est le plus ressenti ». Le gouvernement ivoirien indexé a déjà répondu à cette fadaise, mais je souhaiterais qu’il aille plus loin. « … aux FAFN et ont pris part aux offensives militaires de ces derniers, principalement dans la zone Centre Nord Ouest (CNO). Cette vague migratoire des Dozos s’est  poursuivie vers le sud, à la conquête d’Abidjan en 2011, lors de la campagne militaire lancée par les FRCI, à laquelle les Dozos ont pris part. Ainsi, la zone d’intervention des Dozos s’est étendue concomitamment aux offensives des FRCI sur les zones dites “gouvernementales”. Les Dozos se sont retrouvés aux côtés des FRCI dans de nouvelles localités sises au sud, au sud-ouest, au sud-est, à l’est et à l’ouest, reconvertis majoritairement dans des missions de  sécurité ». Faux et encore faux. Les Dozos qui avaient pris part à « à la conquête d’Abidjan en 2011, lors de la campagne militaire lancée par les FRCI », venaient de zones bien précises et ils y sont retournés. Les experts ignorent que le chauffeur, le planteur, le forgeron, le tailleur, etc., qu’il a rencontré ou dont on lui a parlé, qui serait dans une localité du Sud, cette localité est sa zone de résidence, voire, sa zone de naissance. A moins qu’un ivoirien n’ait pas le droit de naitre dans une zone qui n’est pas sa zone d’origine. Il faut encore lever cet amalgame. Ce qui nous amène à la question foncière qui est mal présentée par les fameux experts, comme à leur habitude. « Dozos et question foncière. Cette problématique concerne essentiellement les Dozos qui, suite aux migrations observées au cours des années 1980, se sont installés au sud et à l’ouest de la Côte d’Ivoire à la recherche de terres arables. Ces Dozos sont des planteurs allogènes, lorsque des allogènes non Dozos ont adhéré massivement à la confrérie, par opportunisme et pour se protéger  contre l’agresseur autochtone. Le rôle joué par les Dozos pendant la crise et la reconnaissance dont ils jouissent auprès des pouvoirs publics et des forces de l’ordre ont contribué à changer le rapport de force avec les autochtones ». Comme nous l’avons soutenu plus haut, les Dozos  ne sont pas arrivés « suite aux migrations observées au cours des années 1980 ».

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C’est tout faux. Pourquoi les experts disent « Pour se protéger  contre l’agresseur autochtone » ? Pourquoi agresseur autochtone ? Parce que tout simplement, les pères et grands pères de ceux que vous appelez migrants de 1980, y étaient depuis très longtemps. Ils y ont acquis des portions de terre par amitié et par achat. Aujourd’hui, les enfants des tuteurs de leurs parents et grands parents, ne reconnaissent plus les transactions passées. Et arrachent les terres aux allochtones. A-t-on le droit de remettre en cause ce qui a été  et vouloir se faire justice ? « La reconnaissance dont ils jouissent auprès des pouvoirs publics et des forces de l’ordre ont contribué à changer le rapport de force avec les autochtones ». Vraiment grave comme affirmation. Selon les propos d’un chef de village rencontré par l’équipe dans la région du Lôh-Djiboua, les Dozos « ont pris la grosse tête. Ils disent que le pouvoir a changé de camp et qu’ils sont maintenant en position de force (…) ; Ils s’estiment au-dessus de la loi et affirment à qui veut l’entendre qu’ils n’ont de compte à rendre qu’au Président. » De la zone géographique de ce chef de village, nous pouvons affirmer sans nous tromper, que c’est une affirmation qui a une teinte de clans politiques. Personne de cette zone ne tiendra un propos au profit des Dozos. « (ivoiriens et non ivoiriens) qui ont reçu des parcelles de terres auprès des autochtones qui les ont accueillis. (Comment les autochtones pouvaient-ils les accueillir s’ils étaient en arme ?)Selon des témoignages, les rapports entre les Dozos et la population autochtone étaient cordiaux et paisibles au départ. (Quel départ et à partir de quelle année ?). Les Dozos respectaient l’autorité du chef de village. L’uniforme et le fusil étaient portés uniquement lors des réunions et des cérémonies culturelles ». Or donc les Dozos existaient avant la vague migratoire dont parlent les experts ? Lorsque l’on ne maitrise pas les tenants et aboutissants d’une affaire, on ne s’érige pas en expert pour pondre des contrevérités aux conséquences graves.  

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